Le mythe de l’Atlantide (2ème partie)

Poursuivons notre découverte du mythe de l’Atlantide !

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Interprétations et récupérations

Savoir s’il s’agit d’un mythe inventé ou d’une réalité historique est encore un grand débat aujourd’hui, et la réponse n’est pas définie. Ce qui est certain cependant, c’est que cette incertitude n’a pas empêché de nombreux groupes (spirituels, religieux, politiques, idéologiques…) de récupérer ce mythe et de lui donner des interprétations ésotériques particulières et propres à chacun. Parmi ces groupes, il y a entre autre : les juifs et les chrétiens ; la Société théosophique d’Helena Blavatsky ; les nazis ; le groupe Damanhur ou encore Judy Zebra Knight avec Ramtha. Ce sont de ces groupes spécifiques dont je vais parler dans cet article.

Interprétations juives et chrétiennes

Le mythe de l’Atlantide a été repris en tout temps par les juifs et les chrétiens. Ces différentes interprétations sont présentées par Pierre Vidal-Naquet dans L’Atlantide : petite histoire d’un mythe platonicien, au chapitre II, « Atlantides antiques », au chapitre III : « Le retour des Atlantes, 1485-1710 » et au chapitre IV, « Lumières de l’Atlantide, 1680-1786 ».

Les premières récupérations du mythe date des premiers temps du christianisme, époque où les chrétiens étaient persécutés et accusés de tous les maux de la terre. Nombreux sont alors les auteurs chrétiens à utiliser l’exemple de l’Atlantide pour prouver que les chrétiens ne sont pas systématiquement coupables des catastrophes : cette île, si puissante et si riche, a été détruite bien avant l’arrivée des premiers chrétiens. Vidal-Naquet donne l’exemple de Tertullien (IIe siècle), le premier Père de l’Eglise occidentale, qui en parle dans son Apologétique ; ainsi que Arnobe, un rhéteur et apologiste chrétien, dans son œuvre Contre les païens, paru vers 304-312.

Pierre Vidal-Naquet cite un autre auteur antique chrétien, anonyme à l’origine, puis qui a été nommé Cosmas Indicopleutès au XIe siècle. Il se serait en réalité appelé Constantin d’Antioche et aurait été nestorien, d’où sa volonté de rester anonyme, selon Wanda Wolska-Conus (historienne d’origine ukrainienne), dans son article à son sujet sur Encyclopaedia Universalis. Il a écrit Topographie chrétienne, entre 547 et 549, dans laquelle il évoque l’Atlantide, dans le dernier livre. Pour lui, le récit de l’Atlantide n’est autre que le récit du Déluge biblique, repris et transformé par les Grecs qui ignoraient Dieu et les Ecritures.

Le mythe de l’Atlantide est réactivé au XVe-XVIe siècle avec le début des grandes explorations. La découverte de l’Amérique relance les interprétations. Certains, comme Bartolomé de Las Casas, évêque espagnol du XVIe siècle connu pour avoir pris la défense des Indiens, présente l’idée dans son Historia de las Indias (1527) que le récit de l’Atlantide de Platon serait vrai, qu’une partie du continent décrit par le philosophe a survécu au Déluge et qu’il s’agit de l’Amérique. Francisco Lopez de Gomara, idéologue de la cour espagnole, cite le Timée et le Cristias dans son Historia general de las Indias en 1552, et affirme que l’Amérique et l’Atlantide ne font qu’un, en se basant notamment sur le fait que le mot « eau » en langue aztèque se dit  « atl ». Un autre historien, Pedro Sarmiento de Gamboa, affirme que l’Amérique est l’Atlantide dans son livre Historia general Ilamada Indica, en 1572. De même, un naturaliste italien nommé Gerolamo Fracastore affirme que les Indiens, qu’il a interrogés à propos de la syphilis pour son ouvrage Syphilis, sive morbus Gallicus en 1530, lui ont raconté l’histoire de l’Atlantide : l’engloutissement de l’île n’était que le premier châtiment imposé par les dieux à cause de l’arrogance des Atlantes, et le deuxième châtiment étant la syphilis, très répandue chez les Amérindiens, qui ne sont autre que les descendants des survivants de l’Atlantide.

L’autre thème biblique qui utilise le mythe de l’Atlantique est celui des dix tribus d’Israël, que l’on rapproche des dix rois atlantes. Cette interprétation se base sur un extrait de l’apocryphe d’Esdras :

« Les dix tribus traversèrent la rivière et se trouvèrent en exil. Elles décidèrent alors de rompre avec la multitude des nations et de s’en aller vers un lieu extrêmement lointain où nul être humain n’avait jamais vécu. »

Pour beaucoup, il s’agit de l’Atlantide. Pour preuve : Christophe Colomb avait pris la précaution d’emmener avec lui un interprète hébraïque, dans l’hypothèse où il rencontrerait les descendants juifs de ces tribus perdues. Et de fait, avec la découverte de l’Amérique, beaucoup ont réaffirmé que ce nouveau continent était largement assez vaste pour avoir accueilli les dix tribus.

Il y a cependant quelques détracteurs à ses théories, comme R. P. José de Acosta, l’un des fondateurs de l’ethnologie, ou encore Michel de Montaigne, qui parle de l’Atlantide et de son supposé lien avec l’Amérique dans le livre I de ses Essais.

Toujours en se basant sur l’idée des dix tribus d’Israël, certains affirment au XVIIIe siècle, comme l’avocat Claude Olivier, que l’Atlantide n’est autre que… la Palestine ! Pour lui, il est évident que les prêtres égyptiens rencontrés par Solon (dans le texte de Platon) lui ont raconté l’histoire des Hébreux. Pour preuve : les dix provinces atlantes, qui seraient les dix provinces des tribus d’Israël. Il n’est pas le seul à soutenir cette idée : l’abbé Jacques-Julien Bonnaud, en 1786, affirme dans son ouvrage Hérodote historien du peuple hébreu sans le savoir, que : « cette Atlantide n’avait jamais existé mais se réduisait au fond à une description travestie de la Judée ».

La Société théosophique

La Société théosophique est une association internationale, fondée en 1875 par Helena Blavatsky et Henry Steel Olcott, dont la volonté est de faire renaître la théosophie antique. Les principes de cette théosophie antique étaient d’étudier les légendes et les mythes, avec l’idée que tous les mythes possèdent une forme de vérité universelle, et de faire l’expérience du divin de façon personnelle et directe. C’est la recherche de la connaissance des choses divines.

La doctrine établie par Helena Blavatsky se base sur l’idée que toutes les religions du monde ont une source, une origine commune. Elle élabore notamment la théorie des sept races-racines dans son ouvrage La Doctrine secrète, synthèse de la science, de la religion et de la philosophie. Les peuples de la Terre seraient issus de ces sept races.

La première de ces race-racine était une race énergétique, avec un corps semi-matériel ; la deuxième prit forme en Hyperborée, les Hyperboréens étant un peuple mythique de l’Antiquité, qui aurait vécu au pôle Nord et qui serait le premier à peupler la Terre ; la troisième s’est développée en Lémurie, un autre pays mythique, et selon Helena Blavatsky, c’est de cette race que descend l’humanité telle que nous la connaissons ; la quatrième race-racine est celle des Atlante, le peuple de l’Atlantide, qui participa à sa propre destruction par une pratique de la magie ; la cinquième race-racine est celle des Aryens ; et deux autres races-racines sont encore à venir : l’une reviendra à la Lémurie, et l’autre partira vivre sur Mercure.

Si ces races se sont remplacées les unes les autres au fil du temps, pour Helena Blavatsky il reste cependant quelques spécimens des races antérieures, notamment de la race lémurienne, que l’on retrouverait selon elle dans certaines tribus africaines, comme les Bushmen.

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Carte de William Scott-Elliot, The Story of Atlantis and Lost Lemuria, 1930

Cette théorie d’Helena Blavatsky a été étayée par le théosophe William Scott-Elliot, qui a écrit un livre intitulé Story of Atlantis et qui a notamment établi des cartes du monde, présentant l’évolution de la Terre au fil des siècle – cartes sur lesquelles il fait apparaître l’Atlantide.

Cependant, le mythe de l’Atlantide avait été repris, avant même la création de la Société théosophique, par Fabre d’Olivet, né en 1767 et mort en 1825, dont l’œuvre et la pensée est présentée par Pierre Vidal-Naquet dans L’Atlantide, petite histoire d’un mythe platonicienne, au chapitre V, « Le grand tournant, 1786-1841 ». Fabre d’Olivet s’intéresse très tôt à l’ésotérisme, à l’occultisme et se rapproche de la théosophie, avant de fonder son propre groupe religieux, appelée « La Tradition » par ses membres. Sa religion repose sur une gnose, inspirée des idées des Lumières. Il se pose la question de savoir si les Juifs sont vraiment des Juifs et qu’ils ne serait pas plutôt, par exemple, des Atlantes ? Dans son ouvrage Histoire du genre humain, il se permet de réécrire la Genèse, où l’action se situe sur l’Atlantide. Adim, le fils d’Eloïm, est le grand prêtre de Poséidon, et Evenha, de son côté, est la prêtresse de Vénus. Après le Déluge, qui engloutit l’Atlantide, Adam et Eve migrent dans le Caucase.

Si Helena Blavatsky parle plus tard de 7 sept race-racines, Fabre d’Olivet évoque lui trois peuples primaires : les Atlantes, les Péris et les Scythes. Les Juifs descendraient, selon lui, des Atlantes. Différents mélanges entre ces trois peuples aurait créés d’autres peuples, comme les gréco-romain, les arabes, les mèdes ou les aryens… Toujours selon Fabre d’Olivet, ce sont les Atlantes qui ont apporté le principe de monothéisme, avant les Hébreux. Après avoir réécrit à sa manière la Genèse, Fabre d’Olivet réinterprète également l’Exode : Moïse, dans sa fuite après avoir tué un Egyptien, se rend en Ethiopie, où il rencontre alors un peuple celto-atlante : les Hébreux. Là-bas, Jethro lui aurait alors remis des textes sur les Atlantes.

La récupération nazie

En Allemagne, c’est surtout au XXe siècle, après la défaite de la Première Guerre mondiale, que le mythe de l’Atlantide est récupéré. Il se retrouve au cœur de théories pré-nazies. Vidal-Naquet parle de ce sujet dans le chapitre VI de son ouvrage, et cite notamment plusieurs théoriciens allemands ayant réinterprété le mythe atlante d’un point de vue germanique et aryen.

Le premier théoricien qu’il évoque est Karl Georg Zschaetzsch, un théoricien du national-socialisme (nazisme) d’origine prussienne, plutôt méconnu. Dans L’Atlantide patrie primitive des Aryens, publié en 1922 à Berlin, il affirme que les Goths, dont est issu le peuple allemand, sont originaires de l’Atlantide et que par leur intermédiaire, les Francs et les Saxons ont également des origines atlantes. Pour lui, ce lien à l’Atlantide est la base de toute pérennité d’un Etat ; il dit : « Sans la présence d’une souche aryenne, aucun Etat ne peut subsister ». Il défend l’idée d’une ascendance aryenne dans toutes les grandes civilisations et c’est en se basant sur ces idées que certains justifient le pangermanisme et que les nazis ont revendiqué des territoires lointains, devant constituer « l’espace vital » du IIIe Reich.

Il cite également Alfred Rosenberg, homme politique allemand, théoricien et philosophe du nazisme, qui fut l’idéologue d’Hitler, et qui était membre de l’ordre de Thulé dès sa jeunesse – une société secrète, fondée à Munich, qui s’intéressait aux origines antiques germaniques et prônait déjà un pangermanisme aryen, se basant sur des mythes racistes qui ont servi au développement du nazisme ; ils croyaient que Thulé était le nom d’une grande civilisation germanique antique, aujourd’hui disparue. Cette société diffusait des idées antisémites, antirépublicaines et racistes.

Rosenberg reprend lui aussi le mythe de l’Atlantide, dans son livre Der mythos des zanwzig Jahrhunderts (Mythes du vingtième siècle), paru en 1930, où il explique que les Atlantes sont les ancêtres des Germains. Cependant, le peuple atlante s’était largement étendu, notamment jusqu’en Galilée. De fait, Jésus est un Atlante, et non pas un Juif. Cette théorie de Rosenberg a été diffusée dans les territoires conquis en Europe, avec la volonté de présenter le peuple allemand comme le nouveau peuple élu.

Heinrich Himmler, le bras droit d’Hitler, que l’ont peut considérer comme le fondateur de l’hitlérisme ésotérique, s’est penché personnellement sur le cas de l’Atlantide et ce sujet était souvent évoqué à l’Ahneberbe Institut, l’Institut de l’héritage ancestral – aussi appelé Bureau occulte nazi – qui avait pour rôle de gérer l’idéologie SS. Si le but officiel de cet institut de recherches pluridisciplinaire fondé en 1935 est de chercher et de trouver des preuves de la supériorité aryenne, il fut aussi chargé par Himmler de retrouver la trace de l’Atlantide, et même du Graal.

Le groupe Damanhur

Le groupe Damanhur est un groupe particulier, installé dans les Alpes italiennes sur un territoire de 600 hectares, dont il demande l’indépendance pour fonder une ville-Etat comme le Vatican. Ce groupe a été fondé dans les années 1970, par Oberto Airaudi, dit Falco, « l’aigle ». Celui-ci affirme qu’enfant, il avait eu des visions, issue d’une vie antérieure, dans lesquelles il avait vu de grands temples. A partir de 1978, il creuse clandestinement dans la montagne avec des adeptes, pour reproduire les temples qu’il a vu en rêve. Après douze ans de travaux clandestins, c’est finalement neuf temps, sur cinq étages, à trente mètres sous la terre, qui sont bâtis. Ces temples, décorés de vives couleurs et de symboles étranges, reliés entre eux par des tunnels et des passages secrets, sont comparés par certains à l’Atlantide.

Le groupe se revendique d’un syncrétisme religieux, où toutes les croyances se mêlent. La communauté, qui vit en autarcie en produisant sa propre nourriture, a été rencontrée par des journalistes du Figaro Magazine, qui ont par la suite écrit un article sur leur séjour. La communauté accueille en effet chaque année de nombreux visiteurs et pèlerins du monde entier. Notamment, le groupe propose, monnayant 500€/mois, d’héberger des personnes qui en ressentirai le besoin. Ceux-ci seraient alors logés, nourris et soignés par l’une des membres de la communauté, Fourmilier-Carotte (les membres ont renoncé à leur nom de naissance pour en prendre un formé d’un nom de végétal et d’animal, pour être en harmonie avec la nature). Cette femme est une professionnelle, chirurgienne anesthésique et acupunctrice, diplômée des hôpitaux de Turin. Cependant, elle soigne les gens selon une discipline que l’on utilisait sur l’Atlantide – et qui a été reprise par les Egyptiens, les Etrusques, les Celtes ou les Minoens : la Selfica.

Cette discipline est « basée sur la concentration et la direction des énergies vitales et intelligentes à travers des spirales métalliques ». Des appareils composés de spirales sont apposés sur les parties douloureuses du corps, et par canalisation des champs magnétiques, la douleur part. Sur le site officiel du groupe, damanhur.org, cette discipline est décrite comme étant un champ d’expérimentation constant, exploitant différents domaines comme le bien-être, l’amplification des perceptions, le développement personnel ou encore la prise de contact avec des consciences venant de d’autres dimensions.

On peut aussi voir sur le site officiel du groupe que lors de pèlerinage, des conférences sur l’Atlantide sont proposées. Mais le contenu de ces conférences n’est pas accessible.

Ramtha

« La première rencontre de J.-Z. KNIGHT avec RAMTHA eut lieu en 1977, un dimanche après-midi, dans la demeure de celle-ci, à Tacoma dans l’Etat de Washington. J.-Z. et son époux construisaient des pyramides de carton, car ils avaient entendu dire que construites selon des proportions bien précises, ces pyramides constituaient un champ de forces susceptibles de conserver intacts des aliments placés en dessous. J.-Z. se coiffa d’une de ces pyramides, pensant dit-elle que « cela stimulerait sa matière grise ». C’est alors que J.-Z., regardant en direction du vestibule, vit une gerbe d’étincelle d’or comme répandue à hauteur du plafond. Bientôt elle s’aperçut que les étincelles prenaient la forme d’une entité, laquelle mesurait bien deux mètres. « Il était constitué à 100% de lumière, à la limite de la transparence, » nous dit-elle. J.-Z. s’adressa à lui et demanda : « Qui êtes-vous ? Vous êtes si extraordinairement beau. » L’entité répondit : «  Je suis Ramtha, celui qui possède l’illumination. Je suis venu afin de vous aider à franchir le fossé devant vous. »

L’époux de J.-Z. pouvait lui aussi voir l’entité, et le sol leur parut se dérober sous leurs pieds. La pyramide tomba de la tête de J.-Z.. Elle pensa à la Bombe, se disant que peut-être elle avait explosé et que Ramtha était là pour leur salut. Puis elle se ravisa et se mit à rire.
Ramtha dit alors : « Femme bien-aimée, les plus grandes choses s’accomplissent le cœur léger. »


Ce fut la première fois que Ramtha se brancha ainsi sur les pensées de J.-Z., qu’il s’entretint avec elle, lui délivrant ses enseignements. Il le fit ensuite continuellement pendant deux années. Après d’innombrables « aventures » et expériences, à la suite même d’une période où elle craignit avoir affaire avec le diable, elle finit par le connaître, par lui faire confiance et l’aimer grandement.

Avec son approbation, il commença de parler à travers elle alors qu’elle se trouvait en état de transe. Au début, les auditeurs furent très peu nombreux, les dialogues se faisaient au milieu d’un cercle d’intimes. Mais la nouvelle se communiqua, l’auditoire s’élargit à mesure et les gens commencèrent à venir de lieux plus lointains.


Puis J.-Z. entreprit de parler en diverses villes des Etats-Unis, rendant accessibles les enseignements à un auditoire toujours plus vaste. Les « dialogues avec Ramtha » étaient le moyen de les leur faire connaître. La majorité d’entre eux entendaient pour la première fois quelqu’un leur affirmer « qu’ils étaient Dieu, qu’ils étaient illimités. »

« Ramtha », Les Enseignement de la Connaissance universelle, centredeconnaissance.org

Qui est donc ce Ramtha ? Il se présente lui-même en ces termes, à travers la bouche de Judy Zebra Knight :

« Je suis RAMTHA, une entité souveraine qui vécut il y a très longtemps sur ce plan qu’on appelle la Terre, ou Terra. Dans cette vie-là, je ne mourus point ; je connus l’ascension car j’avais appris à dominer le pouvoir de mon esprit et à emmener mon corps avec moi dans une dimension invisible de vie. C’est ainsi que je réalisai une existence de liberté illimitée, de joie illimitée, de vie illimitée. D’autres, qui ont vécu ici après moi, ont aussi fait leur ascension. »

Il est souvent présenté comme l’un des Maîtres élevés de l’Atlantide, communiquant télépathiquement avec l’américaine Mrs Knight. Cependant, Les Enseignement de la Connaissance universelle parle de lui comme étant originaire de la Lémurie. D’autres disent qu’il a atteint l’Atlantide en passant par la Lémurie. Il aurait été un grand guerrier au sein de son peuple et aurait vaincu les envahisseurs atlantes. Il aurait aussi conquit les deux-tiers de la planète en son temps. Il serait le premier Dieu hindou, « Rama » et se présenterait lui-même comme un dieu immortel, une Conscience et une Energie depuis qu’il a abandonné son corps physique, il y a 35 000 ans. De fait, il est capable de transcender le temps et d’entrer ainsi en communication avec Mrs Knight.

« Il a choisi l’époque actuelle pour revenir parce que l’espèce humaine est prête à comprendre ce qu’il a découvert au sujet de notre véritable identité en tant que l’Observateur, Celui qui façonne le temps et l’espace, le Responsable de la matérialisation à partir du champ quantique. Ramtha explique que l’humanité existe depuis bien plus longtemps que ce que la science actuelle ne peut le prétendre. Il dit que l’humanité existe depuis plusieurs millions d’années et que des civilisations très avancées coexistaient avec d’autres qui l’étaient moins. »

« Ramtha », Les Enseignement de la Connaissance universelle, centredeconnaissance.org

C’est Ramtha qui a inventé le terme de « channeling », pour désigner la connexion médiumnique, le processus spirituel qui le met en contact avec Mrs Knight. Lors de ces transes médiumniques, J-Z Knight quitte son corps et Ramtha en prend totalement possession. C’est lui qui parle, qui bouge, qui vit, à travers son corps. A chacune de ces connexion, J-Z Knight vit ce qui est appelé les expériences de mort imminente : elle se retrouve dans le fameux grand tunnel de lumière blanche. Des tests scientifiques ont été effectués sur elle dans les années 1960 pour étudier ces périodes de transes d’un point de vue physiologique, neurologique et psychologique. Elle a été suivie par une équipe de douze personnes, constituée de neuroscientifiques, de psychologues, de sociologues et de spécialistes des religions. Les résultats, donnés en 1977, permettent de conclure que les réponses du système nerveux de J-Z Knight au moment des transes sont trop impressionnantes pour être simulées.

Le Professeur Wickramasereka, qui fait partit de l’équipe ayant étudié J-Z Knight raconte qu’au moment de la transe, le cœur de celle-ci montait à 180 pulsations/minute. Il dit :

« C’est ce que vous pouvez trouver chez quelqu’un qui fait du jogging ou qui entre dans une crise de panique, mais lorsque nous faisions les tests, JZ Knight était assise parfaitement tranquille. » ; « Il est devenu parfaitement évident à toute l’équipe que quelque chose de complètement hors du commun se produisait et qui ne pouvait absolument pas être manipulé. En effet, un individu ne peut pas vraiment faire semblant parce que sous hypnose, il n’y a pratiquement aucun changement physiologique. » ; « Après avoir rassemblé tous ces résultats stupéfiants, j’ai carrément dit à JZ Knight : « Eh bien, je ne sais pas ce que vous êtes, mais vous n’êtes certainement pas une charlatan, ni quelqu’un qui fait semblant. » Je ne savais pas combien ces quelques mots avaient de l’importance pour elle, qui avait pendant de si longues années était sujette à tant d’accusations. »

            A travers J-Z Knight, Ramtha délivre donc des enseignements. Une école de Ramtha, Ramtha School of Enlightenment, a été ouverte, où sa philosophie et ses connaissances sont enseignées. Les quatre piliers de son enseignement sont :

  • l’affirmation « Vous êtes Dieu »
  • la directive « Faîtes connaître l’Inconnu »
  • le concept « La Conscience et l’Energie créent la Nature de la Réalité »
  • le défi : « Se conquérir Soi-même ».

Ces enseignements sont regroupés dans un ouvrage, appelé Le Livre Blanc de Ramtha.

 

Dans le prochaine article, nous verrons que l’Atlantide n’est pas le seul continent mythique a avoir attisé les convoitises !

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Bibliographie / Webographie :

– VIDAL-NAQUET Pierre, L’Atlantide : petite histoire d’un mythe platonicien, Paris, Les Belles Lettres, 2005.

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– Article « Société théosophique », Encyclopédie Wikipédia

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– Article « Alfred Rosenberg », Encyclopédie Wikipédia

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https://fr.wikipedia.org/wiki/Société_Thulé

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« Selfica: a discipline that unites art and wellness research », damanhur.org.

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http://gregorymoine.com/temples-de-damanhur-oberto-airaudi-atlantis/

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http://www.centredeconnaissance.org/html/ramtha.html

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http://www.centredeconnaissance.org/html/ramtha_2.html

– « Ramtha 3 », sur Le Centre de la connaissance, Enseignement de la connaissance universelle, centredeconnaissance.org (consulté le 03/11/2016)

http://www.centredeconnaissance.org/html/ramtha_3.html

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http://vol370.blogspot.fr/2015/06/0107-ramtha.html

 

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