Au coeur de l’Amazonie…

Origines, de Kristeen Duval, livre auto-édité, publié en 2017.

J’ai découvert ce roman via le blog de son auteure : ICI , qui partage gratuitement les premiers chapitres de ces deux romans (Origines et Soupçons). J’ai d’abord été attirée par la couverture, que je trouve vraiment magnifique et pleine de mystères. Puis, après quelques pages lues, j’ai pas mal accroché (et pour cause : cette histoire s’inspire d’une légende amazonienne… ai-je encore besoin de préciser ma passion pour les légendes et les mythologies? ^^’) De fait, l’auteure a eu la gentillesse de m’envoyer la version e-book !

J’ai mis un peu de temps à le lire, pour des raisons purement techniques : je l’ai commencé sur mon ordinateur, ce qui n’était pas très pratique et me gâchait un peu le plaisir… Du coup, je l’ai mis sur sur pause jusqu’à mon anniversaire, joyeux jour où j’ai reçu une liseuse ! Après cela, je l’ai dévoré en une semaine !

Mon résumé :

Andrew et Kate Collins sont heureux : jeunes, riches, amoureux, ils viennent de se marier et mènent la vie de leur rêve, dans la trépidante ville de New-York, où il est avocat et elle assistante d’un procureur.

Pour leur lune de miel, ils choisissent l’exotique Brésil, pays d’origine d’Andrew, qui a été adopté quelques mois après la naissance.
Les deux jeunes gens pensent profiter de leurs premières semaines de jeunes mariés en se dorant pilule et découvrant les richesses du pays. Mais d’étranges phénomènes commencent à se produire autour d’eux, et ceux-ci semblent être liés à Andrew et à ses origines…

Ma critique :

Le début de l’histoire commence dans une ambiance très new-yorkaise, avec grands lofts et mariage à l’américaine, ce qui m’a déjà très dépaysé puisque je n’avais jamais lu d’histoire se déroulant à New-York. Je lis en effet très peu de littérature américaine.

Et je n’avais pas fini d’être dépaysée !

Puisque les deux jeunes mariés décident de partir en lune de miel au Brésil !

C’est un véritable voyage des sens que nous proposent Kristeen Duval : les couleurs, les sons, les odeurs… Tout est décrit avec une grande précision, qui nous fait croire que l’on y est vraiment ! Kristeen Duval, dont le mari est brésilien, a vécu plusieurs années au Brésil et cela se ressent : elle sait de quoi elle parle! C’est une véritable ode à la culture brésilienne, où l’on découvre les noms chantants de plats locaux, de fruits, de légumes, d’épices, de plantes ou d’animaux, tels « açai », « caldeirada », « piracucu », « dendê » ou encore « capirinha » !

Si Kristeen Duval nous dépeint la beauté des grands paysages sauvages brésiliens, elle étale également sous nos yeux les vérités moins belles à regarder : la déforestation, les exploitations de bois clandestines, la misère des autochtones et la disparition progressive des dernières tribus indiennes… Cette thématique est soutenue par la légende du boto, le dauphin rose d’Amazonie, qui est au cœur de ce roman. Le boto est, dans l’imaginaire amazonien, une entité protectrice, capable de prendre forme humaine et dont je ne vous en dirais pas plus, si ce n’est qu’elle est vraiment fascinante et passionnante ! Allez lire ce  livre pour en savoir davantage ;-P

Tout le long du roman, le lecteur est tenu en haleine par de petits phénomènes étranges et intriguant, qui d’abord semblent s’expliquer de manière rationnelle, puis qui, petit à petit, prennent de l’ampleur et nous emmènent dans le monde obscur des esprits et des croyances brésiliennes…

La fin est assez étonnante, et presque frustrante ! On voudrait en savoir bien plus !!!

Pour ce qui est des personnages, je dois dire qu’Andrew a tendance à m’agacer un peu. Je le trouve égoïste et je n’approuve pas toujours la façon dont il traite son épouse… Et Kate est bien trop aveuglée par l’amour inconditionnel qu’elle lui voue pour s’en rendre compte ! Il en va de même pour Suzana et Peter : Suzana mène son mari par le bout du nez et le manipule en permanence.

Kate, elle, est une jeune femme très sensible, très dévouée, pleine de générosité, et qui se montre très courageuse face à tous les événements étranges qui s’abattent sur eux – même si j’avoue que sa réaction à la fin m’a paru un peu trop sereine !

Le couple Bob et Mary-Ann, les propriétaires de l’hôtel où Andrew et Kate passent leur séjour, sont attachants; de même que le personnage d’Henry, le photographe baroudeur au coeur tendre, qui est, je pense, le personnage que j’ai préféré!

« Je regardais le paysage qui défilait devant mes yeux quand soudain je ressentis une forte angoisse. Face à cette magnificence qui s’offrait à nous, je me trouvais insignifiante. La nature autour de nous était vivante, régie par ses propres lois. Elle dégageait une telle force et un tel mystère qu’elle m’effrayait presque tout à coup. Les paroles d’Henry me revinrent à l’esprit : « certains individus sont quelques fois grisés par l’atmosphère régnant dans un endroit comme celui-ci ». Je comprenais maintenant ce à quoi il avait fait allusion. » (p. 49-50)

Et pour finir, une petite photo du fameux boto:

Inia-2

Photo: Dennis Otten / Source: Wikipédia Image

 

Note: 15/20

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3 réflexions sur “Au coeur de l’Amazonie…

  1. Trop de bonheur en cette journée maussade ! Deux chroniques, l’une pour Soupçons, et maintenant je découvre celle-ci. Je suis aux anges !! Merci Juliette d’avoir donné une chance à une auteure inconnue et d’avoir pris le temps de rédiger cette merveilleuse chronique 🙂

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